Institut Belge pour la Sécurité Routière asbl



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Institut Belge pour la Sécurité Routière asbl
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TVA BE 432.570.411



Octobre 2005




LE PROBLEME DES JEUNES CONDUCTEURS DEBUTANTS

ET DES ACCIDENTS DE WEEK-END

Chaque lundi matin, la radio et les journaux nous présentent le bilan des accidents de la route, des tués et des blessés graves au cours du week-end. La classe d'âges souvent citée est celle des 18-24 ans.

Y a-t-il vraiment un problème des accidents de week-end, où les jeunes conducteurs sont surreprésentés  et que pouvons-nous faire ?

1. LES CHIFFRES
En 2002, on a dénombré en Belgique 1.353 décédés, dont 772 en semaine et 581 le week-end (soit 43 % de l'ensemble des décédés) ; les nuits de week-end ( vendredi, samedi et dimanche de 22.00h à 05.59h), on a dénombré 250 tués (soit 18 % du total des décédés).

* Le week-end, il y a 50 % de tués en plus qu'en semaine, par unité de temps
On enregistre en moyenne 26,0 tués pour l'ensemble de la semaine, dont 11,2 le week-end (du vendredi soir 22 h au lundi matin 6 h) et 14,8 pendant les 5 jours de la semaine.

Cela signifie qu'il y a 3,2 tués par 24 heures les jours de semaine (2/3 de la semaine), alors qu'il y en a 4,8 par 24 heures durant le week-end (1/3 de la semaine).

Le week-end, il y a donc bien 50 % de tués en plus qu'en semaine, par unité de temps.

* Les jeunes ne sont pas surreprésentés uniquement dans les accidents de week-end
L'implication des jeunes conducteurs (18-24 ans) les nuits de week-end est bien connue :

33 % des conducteurs impliqués dans un accident grave lors des nuits de week-end ont entre 18 et 24 ans (attention : 32 % des conducteurs impliqués ont entre 25 et 34 ans ; les 35 % restants ont plus de 35 ans).


21 % des conducteurs de voitures impliqués dans un accident grave, âgés de 18 à 24 ans, le sont les trois nuits de week-end. Toutefois, les jeunes ne sont pas uniquement impliqués dans les accidents qui surviennent les nuits de week-end : 22 % le sont les jours de week-end et 58 %, en semaine (jour + nuit). Par conséquent, 58 % des conducteurs impliqués dans un accident grave, âgés de 18 à 24 ans, le sont pendant la semaine.
L'analyse des chiffres d'accidents nous apprend qu'à participation égale les jeunes conducteurs (hommes) courent jusqu'à trois à quatre fois plus de risques d'être impliqués dans un accident grave que les autres conducteurs.

Cependant, le nombre considérable de jeunes conducteurs tués ou grièvement blessés durant les nuits de week-end s'explique également par le fait qu'à ce moment les jeunes conducteurs participent proportionnellement davantage au trafic que les autres conducteurs.


La surreprésentation des jeunes âgés de 18 à 24 ans existe à l'égard de tous les accidents avec tués ou blessés graves, compte tenu du nombre de tués et de blessés graves par 100.000 habitants de la même classe d'âges. En d'autres termes : 11 % de la population adulte a entre 18 et 24 ans, mais ce groupe représente quand même 26 % des conducteurs et passagers de voitures tués ou grièvement blessés.

* Les accidents de week-end : un problème au masculin
Les hommes sont clairement surreprésentés dans les accidents qui surviennent les nuits de week-end : seuls 15 % des conducteurs de voitures tués ou grièvement blessés sont des femmes, contre 85 % d'hommes. Comparons avec ce qui se passe en semaine : 37 % des conducteurs de voitures tués ou gravement blessés sont des femmes.

* Collisions contre un obstacle en dehors de la chaussée
Chez les jeunes automobilistes, il y a proportionnellement beaucoup plus de collisions graves contre un obstacle en dehors de la chaussée que chez les conducteurs plus âgés : 34 % des accidents impliquant des jeunes de 18 à 24 ans. Chez les 25-34 ans, il y en a 25 % et seulement 18 % chez les plus de 35 ans.

La nuit, plus de la moitié (53%) des accidents graves impliquant des 18-24 ans sont des collisions contre un obstacle en dehors de la chaussée.




2. LES FACTEURS
Les facteurs intervenant dans le comportement au volant des jeunes conducteurs débutants et dans les accidents du week-end sont bien connus :

* Facteurs liés à l’âge
Le comportement des jeunes au volant est un corollaire du comportement général des jeunes qui est caractérisé par : le désir d’indépendance et d’appartenance au monde adulte, le besoin de mobilité, l’excès de confiance, la prise et le goût du risque, le besoin de se distinguer et de s’insurger, le sentiment d’immortalité (un accident est quelque chose qui arrive et qui est dû à des facteurs externes que l’on ne peut maîtriser).
Les jeunes subissent fortement l’influence de leur environnement direct (amis) et leur mode de vie est culturellement et socialement déterminé par les idées véhiculées et les tendances régnantes (la voiture est symbole de liberté et d’émotion).

Des études montrent qu'il existe de multiples facteurs qui contribuent à l'adoption d'un comportement dangereux au volant et donc au risque d'élevé d'accidents. Ces facteurs sont liés à:



  • Une immaturité biologique et psychique

  • Une haute acceptation des risques

  • Une surestimation de ses propres capacités et une sous-estimation de la complexité de la situation de trafic

  • Des comportements de routine fautifs et trop lents

  • Une exposition élevée aux risques: les jeunes roulent surtout dans des conditions qui comportent également plus de risques pour des conducteurs expérimentés (par exemple pendant les nuits de week-end)

  • Une surcharge mentale due à la quantité d'informations dont ils doivent tenir compte pendant le trajet

  • Le style de vie des jeunes qui se caractérise par le besoin de relever des défis, d’être à la hauteur, de se conformer au groupe d’amis


* Complexité de la tâche de conduite

La formation des candidats-conducteurs est un processus de longue haleine. Avant d'être un conducteur accompli, il faut compter environ six années d'expérience de conduite. Ceci est dû au fait que la conduite automobile est une tâche très complexe, requerrant une attention simultanée pour toute une série de points. Cette complexité n’est pas liée à la maîtrise du véhicule, telle que changer de vitesse et conduire en tant que tel mais s’explique principalement par la nécessité d’anticiper, de regarder, de décider et d’accomplir correctement les gestes nécessaires. La conduite automobile implique la capacité de prévoir les dangers avant qu’ils ne soient un fait.


"Prévoir" et "décider" sont des capacités cognitives qui doivent être développées et devenir des automatismes. Un automatisme ne signifie pas que les décisions ne doivent pas être prises de manière tout à fait consciente mais qu'il faut être capable d'accomplir les gestes nécessaires sans réfléchir, tout en ayant un aperçu global de la situation.

Les jeunes viennent tout juste d’obtenir leur permis. Ils n’ont encore acquis aucun ou trop peu d’automatismes dans la circulation et leur attention est encore trop sollicitée par la maîtrise (technique) du véhicule ou par la perception de choses ou d’événements sans effet sur le trafic. Le risque d’erreurs est plus important chez les conducteurs qui n’ont pas acquis les automatismes nécessaires dans des situations où il faut agir rapidement et où il faut tenir compte de toute une série de facteurs en même temps.


Les automatismes ne s’acquièrent que par l’expérience et, dans le cas de la conduite automobile, par le nombre de kilomètres parcourus. Ceci représente un dilemme. D’une part, il est indispensable de parcourir de nombreux kilomètres pour devenir un bon conducteur (ayant acquis les automatismes nécessaires) alors que, d’autre part, il est dangereux pour les conducteurs débutants de conduire souvent étant donné qu’ils commettent facilement des erreurs.
La question est de savoir comment acquérir – avec des hauts et des bas – l’expérience nécessaire en évitant de graves effets négatifs.

* Présence d’alcool
En fait, le problème de la conduite sous influence se pose à tous les âges.
La présence d’alcool a été constatée auprès de 8,5 % des conducteurs impliqués dans un accident grave. Le plus haut pourcentage se présente dans la tranche d’âges des

40-49 ans : 11,0 %. Dans la tranche d’âge des 18-24 ans, il est de 8,5 %. Il ne faut bien sûr pas perdre de vue que ces pourcentages ne représentent qu’une sous-estimation du nombre effectif de chauffeurs sous l’influence de l’alcool impliqués dans un accident avec lésions (les conducteurs transportés à l’hôpital et ceux qui n’ont pas subi de test d’haleine parce qu’il n’y avait pas de tiers impliqués ne sont pas comptabilisés).


Cependant, les jeunes conducteurs ont peu d’expérience de l’alcool ; combiné au peu d’expérience de conduite et aux facteurs extérieurs influençant la conduite, le risque d’accident augmente même avec de petites quantités d’alcool.

* Etat du véhicule
Peu de données sur l’état du véhicule sont connues. On a tendance à penser que le groupe des 18-24 ans roule souvent avec une plus vieille voiture et que l’entretien du véhicule laisse à désirer. Il est clair que les jeunes conducteurs roulant au volant de petites voitures rapides seront plus vite impliqués dans des accidents que les autres.

* Conduite sous l’influence de drogues illicites
Ces dernières années, l’accent a été mis sur la consommation par les jeunes de drogues illicites telles que cannabis, amphétamines (XTC, EVE) et smart drugs (stimulants) ; ceci entre autres dans les discothèques.

On considère que l’absorption de drogues a un effet négatif sur la conduite, mais on ne connaît pas encore l’ampleur du problème.


Une enquête de grande envergure (l’étude BTTS) a été réalisée en ‘95-’96 : elle a montré que 19 % des conducteurs victimes, admis aux services des urgences à la suite d’un accident de la circulation, avaient consommé des substances psychotropes. Il a également été constaté que le risque de décès était au moins deux fois supérieur chez ces chauffeurs que chez les autres.

* Autres facteurs
Fatigue, conduite de nuit, conditions météorologiques, méconnaissance de la route, euphorie de la vie nocturne,…

ANNEXE : STATISTIQUES D'ACCIDENTS DES JEUNES CONDUCTEURS

Nombre de conducteurs de voitures tués et blessés graves





18-99 ans


18-24 ans



part des

18-24 ans

en %

18-99 ans

indice

18-24 ans



indice

1980

7.267

2.257

31 %

100

100

1985

6.406

1.772

28 %

88

79

1989

7.667

2.311

30 %

106

102

1990

7.382

2.123

29 %

102

94

1991

7.231

2.210

29 %

100

94

1992

6.868

1.963

29 %

95

87

1993

6.779

1.840

27 %

93

82

1994

6.482

1.644

25 %

89

73

1995

5.811

1.454

25 %

80

64

1996

5.166

1.192

23 %

71

53

1997

5.166

1.180

23 %

71

52

1998

5.052

1.255

25%

70

56

1999

4.760

1.131

24 %

66

50

2000

4.677

1.139

24%

64

50

2001

4.263

1.040

24%

59

46

2002

3.766

946

25%

52

42

Le nombre de conducteurs tués et grièvement blessés a diminué de 1980 à 1985, pour augmenter ensuite entre 1986 et 1989. Depuis 1990, il y a à nouveau une baisse qui se maintient.


Chez les 18-24 ans, on constate depuis 1990 une diminution qui s'est maintenue jusque 2002. En 2001 et 2002 les chiffres montrent une forte diminution par rapport à l’année précédente.

Entre 1980 et 2002, le nombre de conducteurs de voitures tués et gravement blessés a chuté de 48 %. Pour les 18-24 ans, la diminution est de 58 %.
L'amélioration globale de la sécurité routière, à plus long terme, est due à la combinaison de plusieurs facteurs. L'introduction du 50 km/h en agglomération au 1er janvier 1992 joue probablement un rôle dans les chiffres que nous venons de citer. Les efforts des gestionnaires pour réaménager l'infrastructure (pistes cyclables, zones 30, ronds-points, carrefours réaménagés,...) se reflètent aussi dans les statistiques.
La tendance positive, qui se dessine chez les jeunes doit être replacée dans le contexte général de l'amélioration globale. Citons plus particulièrement la formation à la conduite : avec une période de stage obligatoire, qui permet aux jeunes d'acquérir de l'expérience tout en étant accompagnés et sous certaines conditions (interdiction de conduire les nuits de week-end,...), elle a eu aussi un effet bénéfique.
L'influence positive des campagnes successives de sécurité routière (alcool, modération de la vitesse en agglomération, port de la ceinture de sécurité à l'avant et à l'arrière, les jeunes conducteurs) et surtout les contrôles renforcés et réguliers des services de police pendant les nuits de week-end jouent sans aucun doute un rôle non négligeable.

Les chiffres d'accidents pour 2000 laissent néanmoins supposer la nécessité de prendre des mesures plus poussées.


Pour les dernières années nous disposons de plus de données détaillées concernant le moment où les conducteurs de voitures sont impliqués dans un accident grave. Voici l’évolution 1991-2002 pour les 3 nuits de week-end et le total de la semaine.
Conducteurs de voitures impliqués dans un accident avec au moins un usager tué ou gravement blessé, selon l’âge et le moment. Evolution 1991 - 2002






3 nuits de week-end




(3 x 8h. = 24h.)




1991

1995

1999

2000

2001

2002

2002/2001

2002/1991

18 - 24

1.040

603

493

464

439

379

-14%

-64%

25 - 34

832

566

474

499

392

371

-5%

-55%

35 - 64

622

490

414

435

436

388

-11%

-38%

Total

2.671

1.778

1.472

1.484

1.355

1.209

-11%

-55%




Total semaine (semaine, week-end, jour, nuit)




(7 x 24h. = 168 h.)




1991

1995

1999

2000

2001

2002

2002/2001

2002/1991

18 - 24

4.371

2.962

2.325

2.269

2.031

1.837

-10%

-58%

25 - 34

4.662

3.738

2.833

2.730

2.414

2.082

-14%

-55%

35 - 64

5.973

4.933

4.180

4.046

3.807

3.583

-6%

-40%

Total

16.754

13.104

10.643

10.204

9.391

8.416

-10%

-50%

Week-end =du vendredi 22.00 h au lundi 05.59 h

Nuit = de 22.00 h à 05.59 h = 8 h.
Nous constatons que le nombre de conducteurs de voitures impliqués dans un accident grave en 2002 a diminué de 50 % par rapport à 1991. Chez les 18-24 ans cette diminution est de 58 %. Chez les 25-64 ans la diminution est de 47 %.
Au cours des nuits de week-end le nombre de conducteurs de voitures impliqués dans un accident grave en 2002 a diminué de 55 % par rapport à 1991. Pour les nuits de week-end également, la diminution est surtout sensible chez les 18 à 24 ans : elle est de 64 %. Chez les 25-64 ans la diminution est de 48 %.
Le nombre de conducteurs de voitures impliqués dans un accident grave en 2002 diminue de 10 % par rapport à 2001, chez les 18-24 ans cette diminution est également de 10%.

Au cours des nuits de week-end on constate une diminution de 11 %, chez les 18-24 ans elle est de 14%



Répartition en pourcentage du nombre de conducteurs impliqués dans un accident grave, par classe d’âge pour différentes périodes de la semaine - 2002.

Age


5 jours semaine

(5 x 16 h = 80 h)

%


2 jours we

(2 x 16 h = 32 h)

%


4 nuits semaine

(4 x 8 h = 32 h)

%


3 nuits we

(3 x 8 h = 24 h)

%


Total

(7 x24 h = 168 h)

%


18-24

25-34


35-64

65 +


19

24

46



11

22

24

45



9


27

28

41



3

33

32

33



2

22

25

44



8

Total

100 %

4.621


100 %

1.927


100 %

659


100 %

1.209


100 %

8.416

Dans les totaux sont compris les inconnus (âge et/ou sexe)
Week-end = du vendredi 22.00 h. au lundi 05.59 h.

Nuit = de 22.00 h. à 05.59 h. = 8 h.

Jour = de 06.00 h. à 21.59 h. = 16 h.
Ce tableau nous indique quel groupe d’âge est impliqué dans un accident grave, pour chaque période de la semaine.
22% des conducteurs de voitures impliqués dans un accident grave sont des jeunes de 18 à 24 ans.
Ci-dessous le pourcentage de jeunes pour :



1995


1999

2000


2001


2002

les 3 nuits we

les 2 jours we

les 5 jours semaine

les 4 nuits semaine


36 %


24 %

20 %


27 %

35%

22%


20%

27%


33%

23%


20%

24%


34%

21%


19%

25%


33%

22%


19%

27%


Total semaine

24 %


23%

23%

22%

22%

Les tableaux ci-dessus nous montrent que la problématique des accidents de jeunes conducteurs est encore aiguë.


22 % des conducteurs de voitures impliqués dans un accident grave (avec au moins 1 tué ou 1 blessé grave) ont entre 18 et 24 ans et 25 % ont entre 25 et 34 ans.

47 % des conducteurs impliqués dans un accident grave n'ont donc pas plus de 34 ans.


Pendant les trois nuits de week-end, on constate que 33 % des conducteurs de voitures impliqués dans un accident grave, appartiennent au groupe d'âge des 18-24 ans et 32 % au groupe des 25-34 ans. 65 % des conducteurs impliqués dans un grave accident de week-end sont dès lors âgés de 18 à 34 ans (dont 85 % d'hommes).

Les accidents des nuits de week-end restent donc essentiellement un problème propre aux jeunes conducteurs (de sexe masculin).


Les jeunes ne sont pas seulement impliqués dans des accidents de la route pendant les nuits de week-end. 58 % des accidents graves impliquant des conducteurs de 18-24 ans se produisent en semaine et 42 % le week-end.
Les jeunes font partie du groupe à risque également comme passagers : 44 % des passagers tués ou grièvement blessés ont entre 15 et 29 ans (les nuits de week-end, 52 % des passagers sont âgés de 15 à 24 ans). Les nuits de week-end, 47 % des passagers tués ou gravement blessés étaient à bord d'une voiture conduite par un jeune âgé de 18 à 24 ans.
Les jeunes conducteurs restent surreprésentés dans les accidents de week-end et le problème nécessite toujours une attention particulière.
Les chiffres doivent inciter à encore multiplier les actions de sensibilisation, la surveillance, les aménagements de l'infrastructure, les mesures légales en matière de formation à la conduite, etc...

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